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ImageFully: Virgile Reset, Franco-Suisse, mais surtout Valaisan.


11/02/2019

Vainqueur de la Coupe avec le FC Sion en 2009, l’ailier français Virgile Reset qui vient d’obtenir la nationalité suisse, a définitivement posé ses valises avec sa petite famille en Valais. Un endroit qu’il adore!Image

C’est à Fully que Virgile Reset, sa femme Gaëlle et ses deux fils se sont installés en 2016, dans le vignoble ensoleillé et … valaisan. L’ancien ailier de la formation du club sédunois, qui a eu l’honneur de soulever la Coupe suisse en 2009, a en effet nourri un attachement très fort à notre canton depuis qu’il l’a découvert en 2006. «Je l’aime bien…», sourit-il en cherchant ses mots pour définir son attraction à ce coin de pays: «C’est un petit canton, tout le monde se connaît,  il y fait bon vivre… et le climat est formidable.» Reparti en Bretagne après la victoire, Virgile Reset, appelé par le FC Vannes – «  le foot est fait d’opportunités à saisir, c’est comme ça…» reconnaît-il, -il jouera dans plusieurs clubs français, avant de prendre la décision collégiale de revenir en Valais.


Du coaching en…Valais
«ça s’est fait d’un commun accord.» Sa femme, Gaëlle est …valaisanne. Evidemment. «Je l’ai rencontrée en 2007. En 2008, nous avons accueilli notre premier fils. Lorsque nous sommes partis en France, il nous est apparu évident au fil du temps, que nous reviendrions en Valais. Ça me parlait plus que la France. Pour la qualité de vie tout d’abord, pour la famille et notre avenir: Gaëlle faisait l’uni à distance.» Lorsqu’en 2014, il obtient son diplôme de brevet professionnel dans le coaching sportif, il se sent mûr pour faire le trajet retour: «J’ai toujours voulu faire ça. Je voulais absolument rester dans le domaine du sport, dans mon élément.» Il s’attèle alors à la mise en place de son réseau, devient indépendant, trouve ses clients et travaille à présent en partenariat avec des salles de sport: «J’aime le mouvement. Du coup, je fais du coaching à domicile également. Les gens apprécient ce concept. Je m’adapte à leurs besoins, que soit de la remise en forme, de la perte de poids, de la réathlétisation ou de la préparation intensive pour les athlètes.»


La Coupe, cette victoire inoubliable
« J’ai terminé mes années sédunoises en apothéose.  » Avant de relater ses émotions «coupesques», le parisien qui a grandi en Bretagne se souvient de ses premiers pas «cramponnés» en Valais: «J’ai atterri à la Porte d’Octodure à Martigny-Croix. Je me donnais à fond dans mon travail de footballeur.» La saison 2006-2007 s’avèrera d’ailleurs un très bon cru: «Nous avons terminé 3e du championnat, un des meilleurs classements que Sion ait obtenu.» Lorsqu’en 2009 arrive la finale tant attendue, Virgile prend alors conscience de l’importance qu’elle revêt pour le club et les Valaisans: «Ma belle-famille m’a intimé l’ordre de ne pas perdre. C’était d’une importance capitale. Là j’ai vraiment compris que l’on avait tout un canton derrière nous.» Virgile et ses coéquipiers se mettent alors «en mode guerre» 3-4 mois avant: «J’étais entièrement dévolu à cet objectif, je ne pensais plus qu’à ça. J’ai d’ailleurs dit à ma femme: on se revoit après la finale.» Il reste sérieux en l’affirmant: ce n’est donc pas une exagération «à la française».

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Un scénario de feu!
Non, Virgile se remémore un contexte exceptionnel: «Durant le championnat, nous nous étions pas mal frictionnés avec Berne, donc nous avions d’autant plus à cœur de remporter cette finale.» Arrivés à Berne, les Valaisans, malgré l’accueil chaleureux («on nous a cassé notre bus»), demeurent concentrés et ne douteront jamais: «Le scénario fut génial: nous perdions 2-0 et nous avons gagné 3-2!» Une mise en scène de feu emmenée par l’entraîneur de l’époque, Didier Tholot:  «C’est mon meilleur souvenir: ce stade à demi rouge et blanc, tous ces gens émus…» Virgile et ses coéquipiers prendront conscience de l’exploit de retour en Valais: «Emotionnellement, à la sortie du tunnel de Saint-Maurice, c’était fort. Tu te dis, on l’a fait! C’est génial d’avoir participé à cette histoire -là, d’avoir fait vibrer un canton


«Noooon, t’es le vrai Reset??»
Un canton qui a la mémoire longue: «Encore maintenant, on se souvient du nom des joueurs. Au comptoir, on m’approche pour m’en parler!» s’émerveille Virgile, qui nous offre une anecdote vécue lors de la dernière finale contre Bâle: «J’ai voulu vivre une finale «à la vrai»: j’ai pris le train avec les supporters, mon ancien maillot flocké sur le dos… On me disait, arrête, c’est le vrai maillot? comment tu l’as eu? nooooon!!! t’es le vrai Reset??  Je riais, c’était magnifique de vivre différemment une finale, même si malheureusement nous avons perdu.» Virgile Reset, naturalisé donc depuis peu après avoir potassé à fond la géographie et le système politique national, est désormais franco-suisse, mais surtout valaisan: «Mes amis français me disent même que j’ai l’accent», rigole celui à qui il ne manque plus que le ski pour arborer la parfaite panoplie du mec intégré: «Doucement… c’est trop dangereux!», sourit le coach sportif: «On verra tout ça à la retraite.»

Romy Moret

 


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