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ImageCafé suspendu: Le concept est bon


29/01/2020

On peut jouer longtemps avec le mot BON. Par exemple en le déclinant avec bonté, bonnard, bonjour, bonhomme, bonus, bonheur, bon type (hé hé)… Tout ça pour mentionner que désormais le «café suspendu» se décline également avec un BON. Explications.

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KézaKo?

 

Si vous ignorez encore ce qu’est un “café suspendu” apprenez que le concept vous appelle à participation. Vous entrez dans un bistrot qui adhère à l’idée (logo sur la porte d’entrée), vous prenez un verre, et en quittant les lieux vous offrez un café à un inconnu, un indigent qui viendra le consommer plus tard. La consommation est tipée et fait l’objet d’un ticket accroché dans le bistrot, mais le café est… suspendu. Suspendu à la requête d’un client désargenté qui passera plus tard, qui n’aura plus qu’à profiter de l’aubaine, et demandera à être servi, sans bourse délier. Génial, hein?

 

Initiative excellente

 

En Valais, l’idée doit tout à l’initiative de Frank Bonvin, sensibilisé par les effets sociaux de la pauvreté cachée. Travaillant dans la communication, l’Ayentôt a démarché quelques commerces en ville de Sion. Lesquels ont de suite adhéré. D’autres ont suivi dans la région, réclamant d’eux-mêmes à être associés à la démarche. Avec succès.

 

Au profit des démunis

 

Il s’en est suivi une belle solidarité. Mieux encore, puisque l’offre dépasse très largement la demande… Vrai? Faux? Les deux à la fois. Chez Zen à Conthey, les tickets s’accumulent sur un panneau qui trône au fond de la salle. Il y a là des additions pour des cafés suspendus, mais aussi pour des croissants, etc. Génial. Sauf que… les indigents, les pauvres, ceux qui se sentent exclus parce que sans argent, n’osent pas venir demander ces cafés suspendus. Ils se gênent. La faute au regard des autres.

 

Concept amélioré

 

Oui, il faut oser publiquement demander un café suspendu. La démarche n’est pas si simple, ni anodine. Pour la faciliter, Frank Bonvin a trouvé une solution. Des BONS sont distribués à ceux qui en ont besoin. Par exemple chez Paou, ou à l’Hôtel Dieu. Tractations en cours au CMS. Avec un BON, plus besoin de demander, juste à montrer une petite carte. Il n’y a alors ni jugement ni observation. Discrétion. Efficacité. Santé.

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