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ImageLaurent Perroton : « Ne pas céder à la provocation »


11/03/2020

HCV MARTIGNY – Après quasiment trois semaines sans compétition, le club martignerain s’apprête à disputer l’acte I de sa finale de MySports League face à l’EHC Basel. À J-1 de ce premier match tant attendu, interview de l’entraîneur, Laurent Perroton.

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Le coronavirus les a fait attendre deux semaines. Après l’annulation du premier match de cette finale entre le HCV Martigny et le EHC Basel le jour-même, les deux équipes se retrouveront enfin sur la glace, devant un nombre de spectateurs toujours limité. Très solides depuis le début des play-offs, les Octoduriens devront retrouver le rythme pour tenter de l’emporter. Ils restent d’ailleurs sur 6 victoires consécutives dans le moment important de la saison. Aucune équipe n’a réussi à faire trébucher l’équipe de Laurent Perroton. Nous avons rencontré le technicien français à 24 heures du début de cette série finale. Interview.

B.C. Pour l’instant, au niveau sportif, tout se passe bien pour le HCV Martigny, non ?

L.P. Oui, alors on a brillamment remporté notre quart et notre demi-finale en trois manches. Les joueurs ont fait un gros travail. On a encaissé très peu de buts et marqué beaucoup de goals. On était sur une grosse dynamique.

Dans quel état d’esprit vous abordez cette première rencontre face à Bâle ?

On est conquérants, on est favoris, on a fini premiers de la saison régulière. Notre seule inquiétude c’est le manque de rythme. Ça fait 18 jours exactement qu’on n’a pas joué donc on va voir comment on aborde ce premier match. On a modifié un peu nos séances d’entraînement pour se préparer pour être prêts physiquement.

Comment avez-vous vécu cette annonce, qui est arrivée un peu au dernier moment ?

C’était très dur. On a eu une phase de décompression. Les joueurs étaient extrêmement déçus. Il a fallu trouver des séances un peu plus ludiques pour remettre tout le monde dedans. Mais c’est vrai qu’on était prêts. Ils avaient joué le jeudi, nous on a eu un temps de repos assez conséquent donc on était vraiment prêts pour jouer à domicile le samedi. Malheureusement, il y a eu cette décision, qui est tombée à la sortie de la séance matinale.

Qu’est-ce qui s’est passé depuis le 29 février, quand vous avez su que vous n’alliez pas pouvoir jouer la finale comme prévu ?

On a fait ça en trois phases. Il y a eu une semaine où il y a eu pas mal de jeu pour redynamiser un petit peu l’état d’esprit. On a essayé de se libérer un petit peu. Ensuite, il y a eu une semaine où on a fait énormément de travail physique. Cette semaine, on est revenu au base, on a revu les aspect tactiques, en revoyant tous les petits détails et en faisant pas mal de séances vidéo pour être totalement prêts pour le match de demain.

Vous n’avez plus joué depuis quasiment 3 semaines, et Bâle a eu une semaine de coupure en moins, comment faire pour retrouver le rythme directement ?

Justement, par rapport à cela, on a modifié nos séances d’entraînement, on s’est beaucoup plus entraînés. Malheureusement, on n’a pas trouvé de match amical à faire pour avoir un peu de rythme. Mais on est à domicile, premiers du championnat, on veut absolument gagner ce premier match !

Est-ce que des mesures de prévention ont été mises sur pied pour protéger le vestiaire du coronavirus ?

Bien sûr. On fait très attention à comment on salue les autres, à l’hygiène. On fait attention aussi aux gourdes, à tout ce qui est matériel individuel, pour que ça soit vraiment individuel et éviter que le virus arrive dans notre vestiaire.

On imagine que le fait de jouer devant un nombre de spectateurs limités est dommageable pour vous ?

C’est dommageable pour nous, oui, mais surtout pour la ville et le canton. Il y a beaucoup de supporters, qui nous suivent et qui nous ont suivi tout au long de la saison, qui attendaient cette finale avec beaucoup d’impatience. Dans le vestiaire, on s’est dit qu’il fallait travailler encore plus fort pour aller chercher cette victoire pour nos supporters !

Quels seront les clés de cette série face à Bâle ?

Nous-mêmes en premier. En deuxième, le mental et pas rentrer dans la provocation, parce qu’ils vont jouer extrêmement physique. Ils savent que, s’ils nous laissent jouer ils ont aucune chance. Ces deux points-là sont essentiels. Après, la gestion des situations spéciales sera également un point à faire attention.

Suivez-vous déjà l’avenir de la fin de saison de Swiss League, qui pourrait impacter votre fin de saison ?

Oui. J’ai un double travail ces temps-ci, avec l’analyse de notre adversaire en finale et des deux adversaires potentiels en vue d’un éventuel barrage. Évidemment qu’on suit tout cela avec attention grâce à un site où on peut trouver toutes les vidéos des matchs.

Est-ce que vous pensez que les championnats vont pouvoir reprendre ?

Ça va être compliqué. Après, il y a différents paramètres, notamment ceux économiques. On sait que les droits télés vont poser problèmes. Les clubs ont aussi peur de se faire « attaquer » par des fans qui ont des abonnements. Il y a beaucoup d’argent qui a déjà été dépensé qu’on pourrait demander aux clubs. Entre ça et les décisions politiques, c’est assez compliqué de se prononcer. Quand on voit que tous les pays autour de nous s’arrêtent, on peut être un petit peu inquiet.

Finalement, un petit mot pour les supporters qui ne pourront pas être au Forum ?

On va multiplier nos efforts pour ramener cette coupe au Forum, en espérant leur faire plaisir. Les matchs vont être télévisé, ce qui va permettre, au moins, de pouvoir voir les matchs. On va essayer de tout donner pour les fans !

Baptiste Coppey


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